Soucieux de son développement et de celui de ses compagnons, ERS aura investi plus de 1,3 M€ dans la formation en 2018.
En mode StartUp sous stéroïdes Eiffage et porté aussi par la reconnaissance de nos clients (SNCF Réseau en tête), cette année aura vu la structure soumise à des enjeux sans précédent en matière de conduite du changement. Formation de jeunes conducteurs et jeunes HMT2, formation des compagnons aux nouveaux métiers (RPTx/CCH, Adjoint S11, AP-S9, OP LAM etc.) en poly compétence poussée, formation des compagnons promus chef d’équipe, formations de l’encadrement, prise en compte de nos ambitions internationales (l’anglais n’est plus un luxe) etc. en 2018, nos partenaires formations n’ont pas chômé et 2019 s’annonce sur la même tendance (le même « trend » pour placer du franglisme qui va bien).

Par contre, malgré nos efforts, nous n’avons pas su attirer les vocations féminines. Pourtant, les métiers de la sécurité sont basés sur des aptitudes de vigilance prolongée et de concentration « à 360° » qui seraient décrites comme très favorables par les adhérents aux théories d’un fonctionnement psychique diffèrent sur Mars et sur Vénus… Nous espérons qu’en 2019, nos messages (pas si subliminaux que ça) trouveront leur public.

L’offre au niveau des centres de formation agréés se multiplie ce qui permet l’arrivée de produits de formation vraiment qualitatifs. Le vrai métier d’ERS, en plus des fondamentaux de la sécurité, est la maîtrise des aléas et du « point à temps », ce fléau des chantiers qu’il faut apprendre à chevaucher faute de pouvoir le combattre à notre niveau. C’est là un élément déterminant sur lequel nous demandons d’insister fortement en formation théorique et pratique. Avoir une sécurité optimale en mode nominal n’est pas suffisant, la résilience et l’adaptabilité du dispositif aux coups de boutoir opérationnels sont le véritable objectif.

Ami(e) compagnon, si tu nous rejoins, sache que nous ne ferons pas de toi un annonceur ou un conducteur (et si nous le faisons, c’est que nous aurons échoué). Nous aurons l’ambition de faire de toi un samouraï du rail (un samourail ?) même si le Hagakure n’est pas repris dans les textes SNCF 🙂